Les animaux séniors ont aussi le droit de vivre bien et longtemps !

Ces dernières années ont vu de grandes avancées médicales et diététiques qui ont permis d’augmenter considérablement l’espérance de vie des animaux séniors. Leur espérance de vie mais aussi leur confort de vie !

Deux grandes pathologies sont fréquentes chez nos vieux compagnons : l’arthrose et l’insuffisance rénale chronique. Comment les dépister ? Comment les traiter ?

L’arthrose

Rozenn, Berger Picard née le 12 janvier 2000, donc presque 16 ans

Tout le monde a en tête le type même du vieux chien arthrosique : grand chien (comme un berger allemand ou un labrador par exemple) de plus de 10 ans qui se déplace lentement et avec difficulté. Parfois même qui ne se lève plus. Mais en réalité, toutes les races de chiens et de chats sont touchées, plus ou moins rapidement, avec plus ou moins de symptômes. Il est donc parfois difficile, voire impossible, de s’imaginer que notre compagnon souffre d’arthrose, d’autant plus que la vie commune au quotidien tend à nous faire oublier l’évolution insidieuse de cette affection.

« Mais mon chien ou mon chat, ne souffre pas : la preuve, il ne se plaint pas ! »

Grosse erreur ! La souffrance liée à l’arthrose ne se manifeste que très rarement par des plaintes et des gémissements, comme par exemple en cas de grosse crise. La plupart du temps, l’arthrose fait souffrir au quotidien les chiens et les chats. N’étant pas plus « bêtes » que nous, ils limitent leurs efforts : ils se lèvent avec précaution, marchent moins vite, l’amplitude de leurs mouvements est moins grande. Les chats particulièrement ne sautent plus aussi haut, se lèchent moins le dos (d’où parfois l’apparition de pellicules voire de bourres sur leur dos). Ces diminutions des activités, nous les attribuons, à tort le plus souvent, à « l’âge ».

Or nous avons maintenant les moyens de faire passer durablement ces douleurs par différents moyens très efficaces, ce qui apporte un bien-être rapide à nos vieux compagnons qui retrouvent alors de la vigueur et une joie de vivre que l’on pensait ne plus jamais revoir.

La douleur liée à l’arthrose n’est pas une fatalité : libérons nos chiens et chats seniors de la douleur !

L’insuffisance rénale

Peanuts, européenne certifiée, née en août 1996, donc plus de 19 ans

C’est l’autre affection que l’on retrouve fréquemment chez nos compagnons âgés.

L’insuffisance rénale,  c’est l’incapacité des reins à fabriquer une urine normale et donc d’éliminer les déchets de l’organisme.

« Mais mon vieux chien ou mon vieux chat n’a rien aux reins. La preuve : il urine très bien et même plus qu’avant ! En plus, je suis content, il boit très bien. »

C’est en fait tout le contraire qui se passe ! Le premier symptôme qui apparaît lors d’insuffisance rénale, c’est une augmentation importante du volume des urines. Parfois, le chien ou le chat fait ses besoins dans la maison et on pense qu’il est incontinent. En fait, ses reins n’arrivent plus à concentrer les urines qui sont alors très diluées, presque comme de l’eau. Comme il urine beaucoup, il boit beaucoup. Chez le chat, ce symptôme n’est pas toujours facile à observer, surtout s’il sort et fait ses besoins dehors. De plus, chez cette espèce, ce peut être une constipation qui est le premier symptôme.

Il est donc primordial de bien contrôler, si c’est possible, la quantité d’eau qui est bue dans une journée et de nous la préciser lors de la consultation annuelle de santé, voire en cas d’augmentation notable (plus de 80 à 100 ml par kg de poids). Il est aussi souhaitable de faire des analyses d’urine et de sang régulièrement à partir de 7 ou 10 ans selon l’espèce et la race de votre compagnon. Là encore, la visite annuelle de santé est le bon moment pour envisager ce bilan. En effet, plus tôt on détecte une insuffisance rénale, mieux on arrive à en ralentir son évolution et surtout ses effets négatifs sur la santé.

Arthrose et insuffisance rénale sont donc deux affections fréquentes de nos compagnons vieillissants. Nous pouvons profiter de la visite de santé annuelle pour faire le point et éventuellement pratiquer un bilan urinaire et sanguin de dépistage. Lors de la prise de rendez-vous de ce bilan annuel de santé, il peut être utile d’indiquer que vous souhaiteriez en faire bénéficier votre compagnon.